Cette démarche originale,
à l'initiative du Dr Jean-Bernard Rottier (Le Mans) et soutenue par
Krys et par Novartis Ophtalmologie, répond à un besoin
négligé jusqu'alors. L'évolution constante de l'exercice
du praticien génère de nouveaux impératifs et la formation
continue des assistantes et secrétaires, maillons essentiels de la
prise en charge du patient, apparaît nécessaire, au même
titre que celle de chaque professionnel de santé, afin d'améliorer
la qualité du service médical rendu par la structure de
soins.
Un nouveau
métier dans des cabinets à l'organisation plurielle
La nouvelle donne économique
et l'évolution médicale imposent des contraintes professionnelles
inédites. Le Dr Dominique Karsenti (Perpignan) a donné
une des solutions permettant de pallier ces difficultés en
améliorant le service rendu : une organisation optimisée de
la structure ophtalmologique. Elle passe par l'aménagement des locaux
avec adjonction de salles d'examen supplémentaires et une meilleure
répartition des tâches.
Elle peut être
déclinée de l'unité structurelle de base, associant
le praticien à une secrétaire, à des structures plus
importantes où travaillent conjointement plusieurs médecins,
des orthoptistes et des assistantes médicales. C'est "un rôle
différent pour la secrétaire, une évolution du métier
et non un nouveau métier", a souligné D. Karsenti ; "une
nouvelle philosophie du travail intégrant la place de chaque intervenant,
la recherche constante de la qualité et la formation continue".
Maîtriser
la relation au patient
Volet interactif de la réunion,
entrecoupé de saynètes ponctuées de questions à
l'assistance, au cours duquel ont été abordés la structure
de l'entretien, la maîtrise du vocabulaire employé, la prise
en charge des patients difficiles et des réactions agressives. Les
techniques de gestion du stress ont été
détaillées.
Gérer
l'urgence : de l'il rouge au trouble maculaire
L'assistante médicale est
le premier interlocuteur en situation d'urgence. Son rôle est alors
capital dans le dépistage mais les cas les plus graves sont rarement
les douleurs ou les rougeurs oculaires les plus importantes. Les yeux rouges
sont une première cause d'inquiétude. Ils peuvent être
dus à des conjonctivites, à des traumatismes ou à des
brûlures. "L'important est le rinçage" a insisté le
Dr Sam Razavi (Tours) en en précisant les modalités.
Les douleurs, notamment liées à l'herpès, au zona, à
un abcès sous lentille, à une uvéite ou à un
glaucome par fermeture de l'angle doivent être reconnues.
suite
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L'urgence
post-chirurgicale a été détaillée ; "l'il
est un organe extrêmement sensible à l'infection", a rappelé
S. Razavi, et "le pronostic de l'endophtalmie dépend de la
rapidité de la prise en charge". Les baisses d'acuité visuelle
doivent être précisées : un seul il ou les deux,
brutale ou progressive. Les causes les plus habituelles en sont la cataracte,
le décollement de rétine, les occlusions vasculaires et les
urgences maculaires. "La dégénérescence maculaire liée
à l'âge (DMLA) est la première cause de malvoyance en
Europe chez les individus de plus de 65 ans avec une prévalence de
8 %" a précisé S. Razavi en explicitant les signes
cliniques d'une atteinte centrale ; "demander au patient s'il voit des choses
déformées" a ajouté J.-B. Rottier.
De l'angiographie
à la PDT
Le Dr Gabriel Quentel
(Paris) a présenté un film didactique en deux parties. La
première moitié a montré le déroulement d'une
angiographie, explicitant les préalables indispensables, la durée
et les effets secondaires de cet examen diagnostique de routine utilisant
la fluorescéine ou le vert d'indocyanine. La seconde partie a
concerné la pratique de la photothérapie dynamique (PDT). La
perfusion de Visudyne dure dix minutes puis le laser est appliqué
83 secondes à la quinzième minute, permettant d'activer
le produit qui obture les vaisseaux anormaux. G. Quentel a rappelé
que le malade doit être averti des effets de photosensibilisation qui
persistent deux jours et protégé par des lunettes spéciales.
Le traitement nécessite souvent plusieurs séances orientées
par les résultats de l'angiographie afin de traiter les néovaisseaux
visibles ou occultes de la DMLA et de la myopie forte.
Le
vif succès rencontré par cette première réunion
doit inciter les organisateurs à renouveler l'expérience. Les
ophtalmologistes sauront, sans doute, conseiller ce rendez-vous à
leurs collaboratrices. Pour une "médecine de qualité aidée"
selon la formule de J.-B. Rottier.
hg
(19/05/03) |