 |
OPHTALMOLOGIE
|
 |
Sites syndiqués
- 13/03/2010 : 1340 : Ignorez-la (Dick) :
- Je me suis lancé dans tout ça, tout en reconnaissant ses défauts, dit Nathan. La première fois que je l'aie vue, elle m'a déplu. J'ai remarqué tous ces traits de caractère.- Mon cul, fit Charley. Vous en avez pincé pour elle au premier coup d'oeil.- Non, dit Nathan en levant les yeux.
Philip K.Dick, Portrait de l'artiste en jeune fou. Editions 10/18, 1982, p.219.
- 12/03/2010 : 1339 : Un vendredi soir (Ellis) :
Me souciant peu de vérifier si elle respire encore ou non, je lui arrache les yeux, avec les doigts.
Bret Easton Ellis, American psycho; Editions Salvy, 1992, p.423.
- 08/03/2010 : 1338 : Zoosk ! (LacanmillerSaint Augustin) :
Un jour, raconte saint Augustin dans les Confessions, et Lacan aimait le citer, il entrevit par une porte le plus émouvant des spectacles : une mère donnant le sein à son nourrison. Le visage du saint homme s'illumina de bonheur quand, tournant légèrement la tête, il remarqua le frère du petit, pas plus haut que trois pommes, qui lui aussi fixait la scène. Saint Augustin fut saisi : il y avait dans les yeux de l'enfant une jalousie haineuse qui lui glaça le sang.
Gérard Miller, Minoritaire. Editions Stock, 2001, p.212.
- 04/03/2010 : 1337 : Encore sombre (Duras) :
Elle ouvre les yeux, elle les referme. Elle dit : encore deux nuits payées, ça va finir. Elle sourit et de sa main elle caresse vos yeux. Elle se moque en dormant.Marguerite Duras, La maladie de la mort. Editions de Minuit, 1983, p.49.
- 01/03/2010 : 1336 : La question de l'Universel (Bernard-Henri Lévy) :
" en pièces le concept, à ses yeux trop pauvre, sim- "
Bernard-Henri Lévy, Ce grand cadavre à la renverse. Editions Grasset, 2007, p.370.
- 14/02/2010 : 1335 : Limpide (CommengéVeinstein) :
Je pense à la couleur bleue : celle des yeux de Joyce derrière ses épaisses lunettes, et celle de la mer, à Trieste. Je les superpose. Les bleus se confondent. Derrière les lunettes, l'oeil paraissait encore plus grand, écrit Italo Svevo, le regard froid, intensément curieux. Les yeux de Joyce absorbent la lumière bleue de Trieste. Le « limpide regard bleu » de Trieste...
Béatrice Commengé, Voyager vers des noms magnifiques. éd.Finitude, Bordeaux - 2009
Du Jour Au Lendemain. 12/02/2010
- 13/02/2010 : 1334 : «Rimbaud spatial» (Hubble) :
Où l'oeil humain ne voit rien, Hubble découvre les profondeurs du cosmos. Une course dans l'espace et le temps vers les origines de l'Univers.
La photo est stupéfiante. Vingt ans ou presque après son lancement, le premier télescope spatial jamais imaginé, tel un jeune homme peu soucieux de l'usure du temps, continue à travailler, envoyant ses souvenirs de l'espace. Révélée au dernier congrès de la Société américaine d'astronomie début janvier, l'image d'un fond de l'univers (voir page 47) captée par la nouvelle caméra installée en mai dernier sur Hubble, laisse tout le monde muet d'admiration. Devant les yeux des astronomes se dévoilent pour la première fois les plus anciennes galaxies jamais vues à ce jour, formées il y a 13 milliards d'années, soit à peine 600 à 800 millions d'années après la naissance supposée de l'univers.
Christophe DoréLe Figaro Magazine 05/02/2010
- 12/02/2010 : 1333 : la seule réponse était de les cogner (Freud) :
«L?oeil au beurre noir» de Lucian Freud s?est moins bien vendu que prévu. Un autoportrait du petit-fils de Sigmund Freud, soignant son oeil au beurre noir après une rixe avec un chauffeur de taxi, s?est vendu pour 3,2 millions d?euros (4,4 millions de dollars) mercredi aux enchères de Sotheby?s à Londres. La maison de vente en espérait trois millions de livres (3,4 millions d?euros).
L?«Autoportrait à l?oeil au beurre noir», une huile sur toile datant de 1978, était décrit par Sotheby?s comme «le plus important autoportrait de l?artiste jamais apparu à une enchère». Lucian Freud s?est dépeint alors âgé de près de 60 ans (il en a 87 aujourd?hui) après avoir encaissé un coup au visage, asséné par un chauffeur de taxi lors d?une rixe. Au lieu d?aller se faire soigner, il était rentré à son atelier et s?était installé à son chevalet.
Libération 11/02/2010
- 09/02/2010 : 1332 : Le bûcher (Angot) :
Ce que je connais bien c'est le processus de la violence. Ce que je connais bien c'est les yeux des gens avides. Ce que je connais bien, c'est leur union, tous ensemble, motivés, motivés, ce n'est pas la bûche, c'est le bûcher.
Christine Angot, La peur du lendemain. ELLE, 2000, p.12.
- 02/02/2010 : 1331 : Circonvolution (Werth) :
Très important, vous savez... ou plutôt non, vous ne savez pas... l'examen des yeux. Ah les yeux... Savez-vous seulement où ils sont vos yeux. Vous croyez qu'ils sont au milieu de la tête, de chaque côté du nez. Ce n'est pas plus difficile que ça... n'est-ce pas ? De chaque côté du nez... Eh bien... je vous dirais bien où ils sont vos yeux. Mais vous ne comprendriez pas... Ils sont dans une circonvolution de votre cerveau... Ça vous étonne... hein ? Eh bien... il faut dix ans de médecine pour comprendre ça...
Léon Werth, La maison blanche. EDitions Viviane Hamy, 1990, p.170.
- 31/01/2010 : 1330 : ?Demain dès l'aube? (BenmalekClaudelCussetDuteurtreGreenLarminat) :
Être français, qu'est-ce que cela veut dire ? Tenter de répondre frontalement à la question tourne vite au casse-tête, et parmi les écrivains auxquels nous l'avons soumise, un certain nombre se sont défilés : trop compliqué, insoluble, vain, absurde. «Je ne pense jamais à ce hasard qui m'a fait naître français», affirme le romancier Stéphane Audeguy. Certes, à part la langue française - mais nous la partageons avec les Belges, les Québécois, les Congolais, etc. -, le point commun entre un Marseillais, un Breton ou un Alsacien ne saute pas aux yeux. Un mot fameux du général de Gaulle résume cette diversité : «Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage ?» Un époisse, un ossau-iraty, un crottin-de-chavignol n'ont certes pas la même physionomie, ni la même texture, ni la même saveur. N'empêche, bandez les yeux de n'importe quel Français, faites-les-lui goûter, il saura qu'il s'agit de fromages et pas de charcuterie ! Les Français sont un peu comme leurs fromages, ils ne se ressemblent pas mais on les reconnaît. À quoi ? À certains gestes, intonations, une forme d'ironie, un zeste d'arrogance, leur esprit critique...
Astrid de Larminat Le Figaro 28/01/2010
- 31/01/2010 : 1329 : JLG par JJS (GodardSchuhl) :
«...un portrait... Bon, je vais essayer...» J'ai refermé le Motorola, les yeux baissés maintenant sur les feuillets A4 en désordre, certains coupés en deux, en quatre et agrafés, le bâton de colle UHU, paire de ciseaux, marqueurs noir et rose N50 et puis aussi un roller Pilot V5... «...un portrait en 9 000 signes...»
J'ai levé les yeux, j'ai regardé devant moi là-bas au-delà de la fenêtre, c'était le soir, la masse sombre des arbres du parc se fondait dans la nuit et la fenêtre était un écran noir... LES TÉNÈBRES SONT ELLES-MÊMES DES TOILES, c'est Baudelaire, Obsession, et sur cette toile, j'ai vu la porte de l'Orient !... Passages, transit, trafic : c'est comme ça que ça a commencé...
Jean-Jacques Schuhl Libération, 12/07/2006
- 30/01/2010 : 1328 : Élisa (GainsbourgÉlisabeth Levitsky) :
A l?écran, elle est brune. «?Sauf que j?étais blonde.?» L?actrice qui l?interprète est gironde : «?Vrai. J?avais beaucoup de? ?conversation??. J?ai même été mannequin soutien-gorge pour Laure Belin, le Dior de la lingerie de l?époque, qui vous transformait la poitrine en obus.?» Lippe carmin, l?air de ne pas avoir froid aux yeux?? «?Pensez, j?étais un bas-bleu?!?» Élisabeth Levitsky, 83 ans, alias Lise, ne prend pas la mouche quand, forts de la projection de presse de Gainsbourg (vie héroïque), nous lui rapportons jusque dans sa petite longère bretonne les premiers échos du film de Joann Sfar, sur celui qui fut son mari il y a près de soixante ans. L?Élisabeth du film lui ressemble peu, soit. «?C?est un conte, dit-elle compréhensive. L?auteur est libre.?» En janvier, elle ira même à l?avant-première à Paris, «?en fauteuil roulant?! Ça sera plus pratique qu?avec mes cannes?».
VSD n°1688 (du 30 décembre 2009 au 5 janvier 2010).
- 29/01/2010 : 1327 : Le petit chevreuil (Reyes) :
Je caresse la tête de l'animal enfantin en lui parlant, il me regarde, ses petites dents blanches et carrées sont si belles, il me regarde, je rentre sa langue dans sa bouche, on se regarde, des deux mains je la lui tiens fermée, je presse son museau dans ma paume, je l'étouffe en lui parlant encore, doucement. Il cesse de suffoquer, ses yeux deviennent vitreux, il meurt. Il ne bouge plus, son corps qui porta la vie et contre lequel je repose encore ne frémit plus, il est mort.
Alina Reyes, Forêt profonde. Editions du Rocher, 2007, p.353.
- 28/01/2010 : 1326 : Ça monte (Reyes) :
Couché sur le ventre, la tête tournée vers le mur, les yeux fermés... Tendre le bras, ouvrir la main, trouver son sexe endormi, chaud, tendre... Replier les doigts.
Alina Reyes, La chasse amoureuse. Editions Robert Laffont, 2004, p.229.
- 27/01/2010 : 1325 : Flac ! (Roth) :
Sur quoi, incapable (comme toujours !) de supporter la frustration - la privation et la déception - je tends la main, je l'empoigne et FLAC !Mais alors droit dans l'oeil. Une seule saccade éclair de la main du maître, et j'envoie la fumée. Je vous le demande, qui me branle aussi bien que je le fais moi-même ? Seulement, étendu comme je le suis, le jet me part du zob à l'horizontale, vole sur toute la longueur de mon torse, et avec un plaf crémeux, cuisant, m'atterrit dans l'oeil.« Saleté de youpin ! », glapit Bubble. « T'as flanqué du foutre sur tout le divan ! Et sur les murs ! Et sur la lampe !»« J'en ai reçu dans l'oeil ! Et me traite pas de youpin, hein, toi ! »« Tu es un youpin ! Youpin ! T'en as mis partout, espèce de petit salaud ! Regarde les napperons ! »
Philip Roth, Portnoy et son complexe. Ed Folio n° 470, 1973, p.246.
- 26/01/2010 : 1324 : Le myope au gratin (Topor) :
Le myope ressemble au presbyte, seulement il a les yeux plus grands et une raie au milieu. Ses lunettes doivent être enlevées afin qu'il tombe dans le gratin. Il se prépare comme le cabillaud.Roland Topor, Le dictionnaire. Editions Alternatives, 1995, p.60.
- 25/01/2010 : 1233 : Maman (Reyes) :
Maman est toujours fraîche et jolie, avec son teint clair, ses yeux verts, ses foulards, ses cheveux châtains et longs toujours bien tirés et ramenés en chignon sur le sommet de sa tête (avec la résille fine comme une toile d'araignée, et les épingles noires enfoncées dans la chevelure), son rouge à lèvres un peu orangé pour seul maquillage, ses escarpins à talons aiguille et ses robes taillés juste au-dessous du genou.
Alina Reyes, Le chien qui voulait me manger. Editions Gallimard, 1996, p.30.
- 24/01/2010 : 1322 : 1 sur 5 000 000 (De Villiers) :
Le FIGARO.- Vous avez annoncé le mois dernier que vous souffriez d'un cancer à l'?il. Comment vous portez-vous ?
Philippe de VILLIERS. - J'ai été opéré juste avant Noël d'un cancer de la choroïde à l'Institut Curie à Paris. C'est une maladie très rare qui ne frappe qu'une personne sur cinq millions dans notre pays. J'ai subi une protonthérapie intensive. Je suis en phase de convalescence. J'ai observé une règle simple : ne jamais se laisser gagner par le doute mais, dans le face à face avec le cancer, le toiser. La parole d'un homme public qui, dans l'humilité de son corps, rejoint la rive des souffrants, peut servir à d'autres. Lorsqu'on passe de la rive des bien-portants à la rive des souffrants, on entre en compréhension intime avec tous les malades. En tant qu'homme public, il me paraît utile et opportun de l'exprimer.
Guillaume Perrault. Le Figaro 22/01/2010
- 23/01/2010 : 1321 : Enfermée pendant huit jours sans MSN :
Une adolescente de 16 ans risque de perdre un oeil pour avoir chatté sur MSN. Surprise sur son ordinateur en décembre, elle a été battue et enfermée, chez elle, dans la cité des Raguenets à Saint-Gratien (Val d'oise). Avec l?assentiment des parents, musulmans rigoureux, ses deux frères auraient corrigé la victime. Les quatre mis en cause auraient tenu un conseil de famille pour éviter les répercussions judiciaires. Le Parisien 23/01/2010.
©
MediaMed - 713bz.3
020505