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OPHTALMOLOGIE
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Sites syndiqués
- 08/07/2008 : 1119 : 07h15 :
Les chinois voient l'heure dans l'oeil des chats.
Baudelaire
- 06/07/2008 : 1118 : Sans moi :
Je rentrai chez moi en courant, avide de me branler encore. Le lendemain, j'avais les yeux cernés. Simone me dévisagea, cacha sa tête contre mon épaule et me dit : « Je ne veux plus que que tu te branles sans moi. »
Georges Bataille, Histoire de l'oeil, Ed. 10/18,1973, p.72.
- 04/07/2008 : 1117 : Aveugle des cheveux :
Chauve : aveugle des cheveux.
Le ballon de foot ignorait dans quel camp il se trouvait.
Le public tiède applaudit avec des gants.
Cela n'aurait pas été si difficile si ce n'avait été aussi facile.
On aperçut un périscope miniature émergeant à la surface de sa tasse de thé.
Toutes les semaines, le cannibale devait trouver un nouveau boucher.
Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi il avait toujours assez de cigarettes jusqu'au moment où il n'en restait plus.
Jusqu'à présent, les vaches n'ont jamais donné le moindre signe qu'elles pratiquaient des sports collectifs.
A quel moment court est-il assez long ?
Pierre tombale ; marque-page de la mort.
Le crématorium fut réduit en cendres.
Qui est le dernier venu, la poule ou l'?uf ?
Ecrivez toujours entre les lignes.
Extraits du livre de Les Coleman "JE SUIS TROP VIEUX POUR MOURIR JEUNE" (dessins et "irréflexions"), éd. Station Underground d'Emerveillement Litttéraire, 2005. Traduction Lucien Suel.
- 03/07/2008 : 1116 : 16 avril 1178 av JC juste av midi :
Quand le débat esthétique est épuisé, quand l??il est las, quand il n?y a plus en nous suffisamment de musique pour faire danser la vie, alors il reste les équations, indiscutables, minérales, hypnotiques. C?est à ce nouveau prisme critique qu?il faut soumettre la prochaine rentrée littéraire, sauf à vouloir se vautrer dans un subjectivisme mou et poisseux. Quel est l?angle d?incidence des rayons du soleil sur les cheveux de la blonde héroïne lorsque celle-ci réclame son troisième Campari au bord de la piscine ? A quel moment de l?intrigue l?orbite de Pluton est-elle inclinée de 17° sur le plan de l?écliptique ?
Édouard Launet
Libération : jeudi 3 juillet 2008
- 27/06/2008 : 1115 : L'OEIL JUSTE :
Breton, qui n'a pas étudié l'art et son histoire, a l'oeil juste. Il sait regarder en un instant, d'un regard qui ne se soucie pas des réputations et qui, si savant soit-il devenu avec les années, demeure capable de se laisser surprendre : un regard extraordinairement mobile, vivant. Il suffit de songer à sa collection, dont l'album de "La Pléiade" (offert pour tout achat de trois volumes de la collection, 360 p., 372 illustrations) contient de nombreuses photographies, parmi une abondance de précieux documents. Elle est diverse, extravagante et cependant absolument cohérente, parce que Breton ressent ce qui, dans une katchina hopi ou une sculpture de Nouvelle-Bretagne, se rapporte au Cerveau de l'enfant de Chirico et à une toile de Gorky - et réciproquement.
Philippe Dagen, Breton, la magie du regardLE MONDE DES LIVRES 26/06/08
Leo Dohmen, Revanche de la nuit, 1958
- 18/06/2008 : 1114 : Le masque du concret :
La couleur des bas d'une femme n'est pas forcément à l'image de ses yeux, ce qui a fait dire à un philosophe qu'il est inutile de nommer : « Les céphalopodes ont plus de raisons que les quadrupèdes de haïr le progrès. » Max Morise
André Breton, Manifestes du surréalisme, Ed. Gallimard, coll "Idées nrf", 1971, p.53.
- 17/06/2008 : 1113 : Mon amour est toujours « pour la vie » :
L?amour est ce qui nous cultive et nous enseigne, nous remet en question, nous lave les yeux, nous met sens dessus dessous, nous fait connaître la souffrance mais aussi la joie ineffable, la grâce ; nous tient en éveil et nous met à zéro, nous rend à notre humilité, notre humanité, notre divinité, nous fait mettre un genou à terre et monter au ciel, nous prépare à mourir, en nous apprenant à dépasser la mort en atteignant la vérité, qui est la vie absolue, la vie dans l?Éternel.
Alina ReyesDu sexe et de l?amour, 15/06/2008
- 16/06/2008 : 1112 : L'opinion publique :
Si Domenech risque de se retrouver dans l'?il du cyclone, c'est qu'il avait promis monts et merveilles pour cet Euro. Comme il y a deux ans, où il donnait rendez-vous en finale le 9 juillet, il a martelé cette année que son équipe serait au rendez-vous le 29 juin. L'opinion publique comprendrait mal après cela que les Bleus soient éliminés sans gloire au premier tour et en rendrait responsable le sélectionneur.
Jean-Yves GuérinLe Figaro 16/06/08
- 09/06/2008 : 1111 : Choses sérieuses :
En provenance de l?étrange et indéchiffrable galaxie sarkozyenne, deux signaux contradictoires, la semaine dernière, n?ont pas manqué de troubler les observateurs. En visite à Rome, Nicolas Sarkozy s?est laissé aller, une fois de plus, à son péché mignon: l?humiliation publique de journaliste accrédité. Sans doute, comme Obélix avec les Romains ou les sangliers, ne peut-il pas s?en empêcher. Cette fois, c?est Philippe Ridet, du Monde, qui en a fait les frais. Alors que le journaliste, au cours d?une conférence de presse conjointe avec Berlusconi, lui demandait s?il se reconnaissait dans la nouvelle appellation, forgée par le politologue Pierre Musso, de sarko-berlusconisme, Sarkozy l?a renvoyé à ses futilités: lui, Sarkozy, était venu en Italie, non pour se regarder dans le blanc des yeux, mais pour parler de choses sérieuses, crise alimentaire, pétrole, agriculture, immigration clandestine. «Ne nous en voulez pas, Monsieur Ridet, on est toujours un peu occupés pour faire des comparaisons comme ça (?) Ne nous demandez pas d?avoir des comportements si nombrilistes. Je pense même que vos lecteurs souhaitent également que vous vous préoccupiez d?autre chose». En d?autres termes: si vous traitiez d?affaires sérieuses, votre journal, bien mal en point, se vendrait peut-être mieux. Daniel Schneidermann Libération: lundi 9 juin 2008
- 04/06/2008 : 1110 : O Mère d'Énée :
Ne remarques-tu pas que nos yeux, lorsqu'ils se portent sur des objets minuscules, se fixent avec effort et attention, sans quoi ils ne pourraient assez les saisir ? Et même les corps les plus manifestes, si l'esprit ne s'y applique, restent pour lui comme dans un recul fort lointain. Faut-il donc s'étonner que l'esprit laisse échapper tous les simulacres auxquels son attention ne s'est pas donnée tout entière ?(...)
En se gardant de l'amour, on ne se prive pas des plaisirs de Vénus ; au contraire, on les prend sans risquer d'en payer la rançon. La volupté véritable et pure est le privilège des âmes raisonnables plutôt que des malheureux égarés. Car dans l'ivresse même de la possession l'ardeur amoureuse flotte incertaine et se trompe ; les amants ne savent de quoi jouir d'abord, par les yeux, par les mains. Ils étreignent à lui faire mal l'objet de leur désir, ils le blessent, ils impriment leurs dents sur des lèvres qu'ils meurtrissent de baisers. C'est que leur plaisir n'est pas pur ; des aiguillons secrets les animent contre l'être, quel qu'il soit, qui a mis en eux cette frénésie. Mais Vénus tempère la souffrance au sein de la passion et la douce volupté apaise la fureur de mordre.
Lucrèce. De la nature. Ed. Garnier Flammarion, 1964, p.138-145.
- 03/06/2008 : 1109 : Delphine :
- Je n'ai aimé que très peu de femmes, ce qui s'appelle vraiment aimer. Elles avaient des yeux verts ou bleus. Je suis loin d'avoir aimé toutes les blondes aux yeux bleus avec qui j'ai ...- Bref, tu n'es pas fait pour les Méridionales ! Delphine a les yeux verts, c'est vrai.
François Weyergans, Trois jours chez ma mère. Éditions Grasset, 2005, p.28.
- 02/06/2008 : 1108 : Jeune inconnu aux yeux pervenche :
Tout a commencé à Oran, en Algérie. Yves est né le 1er août 1936 de Lucienne et Charles Mathieu-Saint-Laurent, agent d'assurance. Il est l'unique garçon et l'aîné de cette famille française aisée. De ses premières années, il se souvient des "yeux bleus" de sa mère et de la tyrannie de ses petits camarades de classe, qui le "martyrisent". Il retiendra aussi des odeurs d'épices et des couleurs solaires, sources inextinguibles d'inspiration.(...)Deux ans plus tard, Christian Dior succombe brutalement à une crise cardiaque. En dix ans, le couturier du "new look" a laissé une empreinte indélébile dans la mode. Mais cette disparition soudaine catapulte ce "jeune inconnu aux yeux pervenche" (selon Françoise Giroud) au-devant de la scène. Le 15 novembre 1957, à 21 ans, il prend la tête de la maison Dior. Et, comme un signe d'émancipation, retire le tiret de son patronyme. Il devient Yves Saint Laurent.
Véronique Lorelle, Le Monde 02/06/08
- 31/05/2008 : 1107 : Cette lecture « pour l'?il » :
Cela s'applique à une page de texte aussi bien qu'à une partition de musique. Il est aussi stupide de lire des yeux sans entendre résonner les mots en soi, que de « lire » une portée musicale sans entendre aucun son ; celui qui lit sol, sol, sol, do, do, ré, ré, sol, mi, do, sans produire les notes correspondantes ne saura jamais qu'il s'agit des premières mesures de La Marseillaise. Pareillement, tel qui « voit » « Les sanglots longs des violons de l'automne, Blessent mon c?ur d'une langueur monotone » et qui « lit » dans sa tête, « je m'emmerde en automne » est un crétin qui ne sait pas la musique de la langue qui ne sait pas lire !
Claude Duneton. Le bouillon de onze ansLe Figaro 22/05/2008
- 30/05/2008 : 1106 : La mort elle aussi brille par son absence :
Peut-être que nos yeux ne sont qu'une pellicule photographique vierge, qu'on nous retire après la mort, pour la développer ailleurs et la projeter comme histoire de vie sur l'écran d'un cinéma infernal, ou l'expédier comme microfilm dans un vide sidéral ?
Jean Baudrillard, Cool memories. Editions Galilée 1987, p.83.
- 29/05/2008 : 1105 : Deviner :
Un amour ferme et solide commence toujours par l'éloquence d'action ; les yeux y ont la meilleure part. Néanmoins il faut deviner, mais bien deviner.Blaise Pascal, Discours sur les passions de l'amour. Ed.1001 Nuits, 1995, p.19.
- 27/05/2008 : 1104 : De ce que la peinture peut faire surgir du néant :
Chris Vasell- CHAT - 2005gallerie E.Perrotin
- 26/05/2008 : 1103 : One for the road :
Elle appuya son visage contre ses genoux et je ne voyais plus que la chevelure blanche. Puis elle leva la tête. Ses yeux avaient repris leur expression lapidée.- Dans ces cas-là, il faut partir loin, dis-je.J'ai en enfin droit à un peu de gaieté sur ses lèvres.
Romain Gary, Clair de femme. Editions Gallimard, 1977, p.30.
- 24/05/2008 : 1102 : Penser :
Penser, c'est voir ! me dit-il un jour, emporté par une de nos objections sur le principe de notre organisation. Toute science humaine repose sur la déduction, qui est une vision lente par laquelle on descend de la cause à l'effet, par laquelle on remonte de l'effet à la cause; ou, dans une plus large expression, toute poésie, comme toute oeuvre d'art, procède d'une rapide vision des choses.
Honoré de Balzac, Louis Lambert. Editions Albin Michel, 1927, p.40.
- 22/05/2008 : 1101 : Revivre :
Je suis sorti, mais dans ce pré devant la maison il n?y avait qu?un chat errant qui m?a regardé avec crainte, m?a regardé avec les yeux de ma mère, ses yeux de maintenant et qui m?ont fait peur. Les morts aimés sont effrayants à minuit, et ils revivent de vous effrayer.
Albert Cohen, Carnets, 1978. Editions Gallimard, 1979, p.141.
- 21/05/2008 : 1100 : Marina :
En ouvrant l??il à l?aube, je compris que je me réveillais pour la première fois adulte. Et quel bonheur d?être l?ami d?une femme telle que celle qui dormait à côté de moi, dans une pluie de perles, nue et paisible, sur le grand lit normand, avec le reflet d?un sourire gentiment ironique sur sa belle bouche rose.
Maurice Girodias, J?arrive ! Editions Stock, 1977, p.471
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