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forum.gifCompte-rendus - VIe congrès mondial
des écoles de chiens-guides
31 juillet 2000 au 2 août 2000

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Sixième congrès mondial des écoles de chiens-guides

Warwick, Angleterre.

Organisé les mardi, mercredi, et jeudi, du 31 juillet au 2 août, il ne nous fut pas possible de bénéficier des tarifs réduits accordés par les compagnies aériennes à tous les touristes qui peuvent passer la nuit du samedi en Angleterre. Il fut donc décidé de prendre les trains, compte tenu du prix beaucoup trop élevé du voyage en avion.

Départ lundi 30 juillet 8 heures : Bordeaux Lille, Eurostar Lille Londres Waterloo, changement de gare, Londres Euston direction Coventry, arrivée à l'université de Warwick (notre destination) à 18 heures.

Nous sommes accueillis par nos hôtes anglais, la délégation des écoles fédérées françaises est déjà là, président en tête. Il est peut-être nécessaire de rappeler ici que, pour des raisons de divergence de conception quant au financement des écoles, celles de Bordeaux et Biot n'ont jamais été affiliées à cette fédération nationale; toutefois, ce ne sont là que questions de principes, les individus de part et d'autre de cette "ligne de démarcation", ne s'en respectent pas moins. Chacun reconnaît le travail accompli par l'autre et, de toutes façons, quel que soit le mode de recrutement de fonds, que ce soit "au porte à porte" ou par courrier, le chien-guide reste toujours le fruit de la solidarité.

Les quelques 140 participants à ce congrès sont répartis dans différents bâtiments de la cité universitaire et, la fin des cours étant, nous bénéficions des chambres d'étudiants demeurées vacantes en cette période estivale.

Le campus: une ville dans la ville: cinémas, restaurants, supermarché, poste, laveries automatiques, cafétérias, bibliothèques, librairies… rien n'a été oublié dans ce foisonnement de gazon (très british evidently), de savants massifs, d'arbres touffus, de haies fleuries, harmonie de couleurs et de vert profond. Quel cadre ! Les étudiants de Warwick reconnaissent-ils leur chance ?

Pour notre part, nous n'eûmes pas vraiment le loisir de profiter du site: timing oblige.

Mardi matin 9 heures, nous sommes à pied d'œuvre. Première étape : assemblée générale ouvrant les travaux : élection du candidat français devant siéger au comité exécutif (il ne peut en effet y avoir deux représentants par pays); or, il se trouve que, cette année, deux candidats sont en liste: Mme Oelhoffen de l'école de Bordeaux et Mr Rouppert, directeur de l'école de chiens-guides d'Angers, porte-parole de la fédération française.

A la surprise générale, le résultat des votes est en faveur de Mme Oelhoffen.

Nos écoles peuvent donc désormais se réjouir de compter parmi les grands décideurs en matière de chiens-guides : une vraie reconnaissance du travail accompli, un tremplin peut-être pour une future harmonisation nationale.

Ces deux journées de congrès ont vu l'alternance de conférences magistrales données en séances plénières et d'ateliers de réflexions menés par groupes de travail.

Aperçu des conférences

Exposé de Mme Géraldine Peacock, grand manager de la G D B A (Guide Dog Blind Association), madame Qualité.

Mme Peacock explique que, ces dernières années, la G D B A a fait l'objet de campagnes de presse plutôt désobligeantes en raison de quelques "maladresses" commises par certains hauts dirigeants ; la qualité des services n'a jamais été mise en doute mais néanmoins, un changement radical était nécessaire. Nous avions, dit-elle, tout pour réussir : les fonds indispensables, un capital humain de valeur, des bénévoles très engagés, un personnel qualifié fidèle et loyal ; nous bénéficions également d'une force incontestable : celle du monopole : nous sommes en Angleterre, la seule association de chiens-guides ; nous avions donc tout le potentiel nécessaire y compris du temps, et nous devions parvenir à ce changement.

Nous avons dû, poursuit Mme Peacock, dissoudre la plupart des comités existants où les gens étaient installés là, à vie, enracinés dans le passé. Nous avons mis en place 15 "trusties" lesquels, dans un premier temps, se réunissaient tous les mois tant il y avait de réformes à mettre en place.

La G D B A aujourd'hui, n'est plus seulement un centre de formation de chiens-guides ; nous offrons à nos clients toutes sortes d'autres services de réadaptation : différents apprentissages, cours de locomotion, programme de recherche sur les maladies cécitantes, bourses d'études, rencontre avec les minorités ethniques, etc.

En fait, nous nous efforçons de mettre tout en œuvre pour améliorer la vie des non et malvoyants, pour répondre à tous leurs besoins. Nous voulons en outre être les "champions" de la confiance, de la probité, de la transparence (chaque réunion est filmée et les cassettes envoyées à tous nos centres), nous voulons être une organisation qui met ses dires en action.

Exposé de Mimi Cox (Nouvelle Zélande): le partenariat entre l'instructeur (celui qui remet le chien) et le client.

Les sentiments qui nous unissent au chien ne doivent pas intervenir dans cette relation ; le chien nous aime et nous pardonne, nous l'aimons aussi, il est pour nous un véritable ami mais, au regard du "client", nous devons le considérer en quelque sorte comme un "produit fini", au regard du client, nous sommes des prestataires de service. Nous sommes des professionnels, au même titre qu'un médecin ou un avocat, nous devons éprouver de la reconnaissance à pouvoir exercer un métier qui nous plaît, c'est une chance qui nous est donnée, nous ne devons pas nous comporter en être supérieur, le client, de son coté, a le droit d'attendre un produit de qualité. Il en va de même pour tout fournisseur, pour tout consommateur. Ceci ne donne pas au client, pour autant, le droit d'exiger des choses déraisonnables ; nous, nous devons le traiter avec beaucoup d'égards ; en fait, nous devons établir des relations d'égal à égal. C'est de cet équilibre que dépendra toute l'harmonie des relations ainsi que la réussite de l'entreprise.

Qu'il s'agisse du timide sur lequel vous pouvez avoir une emprise facile, de l'exigeant qui vous considère comme son domestique, de Mr "Je sais tout" qui connaît la musique mieux que vous-meme, vous devez veiller à rester un "professionnel", celui qui ne crée pas de dépendance, celui qui ne se laisse pas dominer, celui qui ne perd jamais son self contrôle, celui qui veille au bon déroulement du stage.

Exposé de Peter Tomlins (G D V A Guide Dog Victoria Association, Australie)

Mr Tomlins tient à mettre l'accent sur le fait que les instructeurs doivent vraiment impliquer la famille : l'arrivée du chien en effet, si elle va incontestablement bouleverser la vie du non-voyant, va de même avoir une influence non moins indéniable sur le reste de la famille ; il faut que celle-ci acquiert une confiance en l'animal, il faut que la remise se déroule dans un climat détendu. Le chien va, inévitablement, renverser les équilibres existants, en créer de nouveaux, peut-être apporter un certain confort aux autres membres de la famille moins sollicités à l'avenir, ou bien au contraire, peut-être amener un sentiment de frustration chez certains conjoints défaits de leurs prérogatives : celles de conduire et d'accompagner le non-voyant partout. Par ailleurs, les autres membres de la famille vont eux aussi s'attacher à l'animal et, lorsque celui-ci disparaîtra, ils devront pareillement faire le deuil de ce compagnon qu'ils aimaient. Il est donc indispensable de bien former la famille quant au rôle de chacun : qui doit être le leader, quelle est la hiérarchie à respecter, quelle discipline doit être observée, etc. La venue du chien au sein du tissu familial ne doit pas affecter la dynamique du groupe.

En fait, le chien suit une logique évidente : son maître représente le leader de la famille (même si ce n'est pas le cas dans la réalité), les autres membres (toujours pour lui) sont des subordonnés au leader, des subordonnés auxquels il doit néanmoins se soumettre. Pour une bonne harmonie des relations famille-chien, il faudra veiller à ce que cette hiérarchie reste stable; ceci dépend en grande partie du comportement du non-voyant et de la qualité de la formation reçue par tous.

Exposé de Gail Mac Dougall (Afrique du Sud)

Mme Mac Dougall explique : chez nous, en milieu rural, certains non-voyants demandeurs de chiens-guides, n'ont jamais eu le moindre contact avec un chien ; ils n'ont aucune idée des contraintes qu'ils vont devoir assumer ; ici, poursuit M , le chien ne vit pas dans la maison et, quant à sa nourriture, il se débrouille comme il peut. Il nous faut évaluer les capacités de la personne à devenir un bon maître; nous devons beaucoup expliquer afin d'éviter un risque d'abandon lorsque le candidat est confronté à des difficultés auxquelles il n'auraient pas été préparé. Certaines écoles organisent même des stages de préparation pour des non-voyants qui ne semblent pas atteindre le niveau souhaité lors du premier entretien. Il nous faut être particulièrement vigilant quant à la concordance entre le chien et le maître car en Afrique, très nombreuses sont les distractions infligées au chien (détritus jonchant le sol, animaux en liberté…). La force de l'animal, sa faculté de résister à la tentation, sa vitesse de marche, tout doit être en rapport avec les aptitudes du non-voyant. Le maître doit parfaitement comprendre pourquoi le moniteur a adopté telle ou telle procédure, et, pour sa sécurité, pour la pleine réussite de l'équipe, il doit absolument suivre les recommandations qui lui ont été prodiguées.

En résumé, des conditions tout à fait particulières sont liées à l'attribution d'un chien-guide dans ce pays où les dialectes sont aussi nombreux que les coutumes différentes, le tout aussi rude que les conditions climatiques !

Exposé de Yan Cox (Nouvelle Zélande) : fund raising, démarches vers les entreprises.

Objectif : 17 000 000 de livres. La collecte de fonds auprès des sociétés est, précise Yan, une branche majeure de nos activités ; celles-ci en retirent un avantage quant à leur image de marque. Il faut persuader les grands fabriquants d'apposer le logo des chiens-guides sur leurs propres produits (cela renforcera et augmentera leurs ventes), les persuader de lancer de grandes promotions avec un pourcentage pour les chiens-guides, les persuader d'accepter de mettre des urnes ou des enveloppes où le public ou leurs employés peuvent déposer leur petite monnaie (British Air Way agit ainsi pour l'UNICEF). Il faut aussi savoir mettre à profit les relations des non-voyants, des tuteurs ou des bénévoles ; certains d'entre eux peuvent avoir des liens avec telle ou telle entreprise, il faut alors persuader tuteurs ou bénévoles de devenir l'un des champions de l'école (c'est à dire, le porte parole de l'école, l'intermédiaire).

Il ne faut jamais se laisser impressionner par ces grosses sociétés : qui ne risque rien n'a rien, qui ne demande rien n'obtient rien… Il faut bien entendu connaître les souhaits des entreprises et essayer de répondre au mieux à leurs attentes. Il faut particulièrement soigner la prestation : documents, démonstrations, le travail doit être très professionnel; confiance, transparence, enthousiasme (l'enthousiasme est contagieux); surtout ne jamais sous-estimer sa propre image de marque, ne pas être trop modeste ni trop "flambeur". On peut aussi parfois vendre son listing mais surtout, attention, ne pas le donner à n'importe qui. Il n'est pas négligeable non plus de rechercher certains avantages en nature. Dons en argent, dons en actions, dons en formation, toutes les formes d'accords peuvent être conclues mais avec une limite dans le temps: la société peut faire faillite, l'image qu'elle véhicule peut ne plus correspondre à une certaine éthique.

Créer des événements sportifs, des challenges, des rallyes, à grands renforts de sponsors.

Collecter des fonds ce n'est pas mendier la charité, c'est seulement vouloir changer et améliorer la vie des autres (30 à 35 % des fonds collectés reviennent à l'association).

Quelques ateliers

La recherche de fonds

Partout dans le monde, le chien-guide est le fruit de la solidarité, le fruit de la générosité du public; et partout dans le monde, les responsables d'écoles de chiens-guides sont confrontés aux mêmes problèmes : comment recueillir les sommes nécessaires pour assurer le fonctionnement de ce qui ressemble "comme deux gouttes d'eau" à une vraie entreprise. Des employés et leurs salaires, des animaux et leurs soins, des bâtiments et leur entretien, les factures doivent être honorées… Il faut donc faire montre d'imagination, toujours trouver de nouveaux moyens pour que cette merveilleuse aventure perdure, pour que les aveugles puissent continuer d'espérer.

Dans certains pays, comme au Canada par exemple (contrée de notre conférencier), le chien-guide est une véritable institution et, médias et entreprises sont beaucoup plus sensibilisés au problème. Ainsi, explique Thom Nesbitt, nous bénéficions d'annonces faites à la télévision, de spots, de campagnes de presse. Une entreprise poursuit-il, nous a fait don de quelques milliers de briques que nous avons ensuite vendues au profit de l'école. Créer l'événement pour attirer les projecteurs, redoubler les démarches auprès des notaires, toujours informer le public à propos de legs ou de dons, rédiger des bulletins d'information, au moment de Noël organiser un marché de cartes de vœux, dans ce panel de fund raising, Internet prend naturellement la place qui lui convient.

Le bénévolat

Une non-voyante (la seule parmi les intervenants), une américaine, Aerial Gilbert est venue nous parler de sa section de bénévoles en Orégon: 450 personnes, 72000 heures de travail, de vrais professionnels non rémunérés. Elle, coordinatrice, gestionnaire, manager, recrute, évalue les motivations et les compétences, distribue les rôles, forme, rédige des contrats avec tous ces employés volontaires. Il faut, dit-elle, que les propositions des bénévoles soient en rapport avec les besoins de l'organisation, et il faut de même, que le travail demandé soit valorisant pour le bénévole.Celui-ci, une fois formé, signe une sorte d'engagement pour une durée minimum de 6 mois, et ce, à raison d'un certain nombre d'heures de présence et de travail hebdomadaires et obligatoires.

En bref, une organisation à "l'américaine" !…

La mort du vieux chien

Après une réunion de travail en atelier de réflexion à propos de comment faire le deuil de son chien-guide, (réunion quelque peu éprouvante aux dire des participants), Judit Campbell (université du Michigan) évoque ce problème en séance plénière. Elle explique combien grand est le désarroi des non-voyants venant de perdre leur chien-guide, désarroi d'autant plus profond que, bien souvent, par pudeur, ou parce que cela semble avoir quelque chose d'indécent de pleurer un animal, la personne n'ose confier sa peine, elle n'ose pas même en parler à quiconque ; le chagrin est là qui peut être un obstacle à la réussite de la prochaine équipe. Il faut absolument aider le non-voyant, lui donner la possibilité d'exprimer sa douleur sans honte, sans retenue ; parler et parler encore, expliquer que d'autres deuils ont précédé le sien, d'autres deuils ont acute;té vécus, aussi difficiles que celui qui l'accable aujourd'hui, deuils de tous ceux qui ont aimé ce chien avant lui: c'est le deuil de la famille de tutelle qui l'a généreusement abandonné après lui avoir prodigué tant de soins, c'est le deuil de l'éducateur qui a du le remettre après lui avoir tout donné.

En fait, cette mise face à la réalité, pour difficile qu'elle soit, veut simplement signifier que tout grand bonheur implique souvent de nombreux renoncements de la part d'autrui, renoncements des autres auxquels nous ne pensons pas vraiment, trop préoccupés que nous sommes par nos propres soucis. Chacun porte en soi le poids de sa peine et comment pourrions-nous nous mettre à la place de l'autre, comment évaluer le chagrin de chacun, comment le comprendre, comment le soulager ?

Les deux seuls non-voyants de l'assistance, Mr Rimbaud président de la fédération française et Mme Oelhoffen, ont exprimé des opinions très personnelles ; Mr Rimbaud ne reconnaît à personne le droit de s'immiscer dans son chagrin, et Mme Oelhoffen pense que, ayant vécu elle-même cette expérience douloureuse, les non-voyants qui viennent à Bordeaux après avoir perdu leur vieux chien, se livrent plus aisément et parlent, sans crainte de n'être pas compris ; elle pense que, si le non-voyant est seul, s'il n'a aucun soutien familial ou amical, il a en effet besoin d'être aidé par l'école, c'est là l'un des rôles de la psychologue attachée à l'établissement.

Cet exposé a eu le grand mérite d'aborder un sujet resté jusqu'alors quelque peu tabou : comment, dans un monde souvent si cruel, comment, au regard de certains drames, comment oser dire que l'on est malheureux d'avoir perdu son chien?

Visites

Centre d'élevage de Tollgate

Huit cents chiots à l'année, 230 reproductrices, 16 étalons ; environ 15 % seulement des mises-bas se font au centre ; au dehors, dans l'herbe : un petit parc où joue une portée de goldens (balles, cartons, gamelles…) ; une pièce vide pour les saillies ; contrôles des femelles tous les 4 mois par frottis ; congélation du sperme, stockage des paillettes soigneusement répertoriées (engrangées généralement pour un usage ultérieur, assurance pour le futur) ; pour le moment, insémination : 50 % de réussite ; visite du vétérinaire une fois par mois ; matériel d'échographie, première écho après 28 jours de gestation ; écho de contrôle après mise-bas ; des terrains grillagés et bétonnés sur une hauteur d'environ 1 mètre ;un couloir assez sombre, des vitres inclinées pour permettre de voir sans être vu, des veilleuses, des couveuses, le tout quelque peu austère ; une cuisine, un grand congélateur, de nombreux bacs à croquettes, des étagères garnies de boîtes ; une vitrine remplie de bocaux : embryons de tous âges et monstres en tous genres nagent dans le formol; autre bâtiment de chenils: couloir central : des boxes à droite, un mur à gauche, des fenêtres en hauteur, des chiens dans le noir ; dans le boxe une marche et sur la marche un panier de plastique, un distributeur d'eau ;en résumé, n'était la quantité de naissances, nous pourrions dire sans fausse modestie que nos installations ne sont pas en reste !…

Ecole de chiens-guides de Leamington

Nous pénétrons dans l'enceinte : un curly-coat effectue un parcours d'entraînement ; 230 chiens-guides à l'année, 3 semaines de stage, 18 instructeurs (4 stagiaires), 18 "entraîneurs" ; une sorte de grand hall rectangulaire, aux angles, fermés par des grilles, des couloirs donnant dans les chenils (4 séries d'une quinzaine de boxes), tout autour, des pièces adjacentes (bureaux, cuisine, infirmerie…) ; des cours en béton, des terrains de détente clôturés de bois (comme à Tollgate) sur une hauteur de plus d'un mètre ; des chiens qui ne voient rien ; des chats partout ; mais aussi : un immense parc fleuri, des petits chemins, des vergers, des mains courantes pour les non-voyants, des chambres à l'étage, une grande salle de conférences, un film, des rafraîchissements, tout le personnel présent pour nous recevoir, un grand merci pour cet accueil.

Conclusion : ces deux journées, outre tout l'intérêt des conférences et des ateliers, nous ont donc permis de découvrir les installations du centre d'élevage de Tollgate et de l'école de chiens-guides de Leamington. On peut dire naturellement que nos chiffres ne sont pas tout à fait les leurs: 800 naissances à l'année, 230 chiens-guides formés ; toutefois, si David osait se comparer à Goliath, on pourait avancer que les proportions seraient plutôt en notre faveur : 70 naissances pour 35 chiens-guides formés ; en outre, question confort et fonctionnalité, nos équipements n'ont pas à rougir devant le "savoir-faire" incontestable de nos amis Anglais.

Ces grands meetings qui, tous les deux ans, rassemblent de nombreux professionnels du chien-guide, sont le moyen idéal pour comparer et confronter les méthodes et le travail en vigueur tout autour du globe. De Londres à Tokyo en passant par New-York, San Francisco, Melbourne, l'Afrique du Sud, le Canada, Israël ou la Corée (nouvellement admise au sein de la fédération internationale), passant encore par bien d'autres pays qu'il serait peut-être fastidieux de nommer ici (45 au total issus des 5 continents), ces méthodes subissent inévitablement l'influence des coutumes, de la culture locale, du niveau de vie, du climat, etc. Mais, quelles qu'elles soient, elles tendent toutes vers un seul et même objectif : celui d'améliorer le sort des non-voyants. Ces grands "brassages d'idées" nous permettent de collecter des informations essentielles, de suivre les grandes lignes directrices recommandées, de toujours évoluer vers de meilleurs résultats, vers un professionnalisme de plus en plus performant. Enrichis de toutes les expériences, nous rentrons immanquablement avec quelques nouveaux projets en tête.

Retour donc, jeudi après-midi: retenue par la réunion du conseil, et, l'heure du départ de Coventry ne pouvant être fixée avant au moins 16 heures 30, celle de l'Eurostar non avant 19 heures, de plus, notre arrivée à Paris-Nord étant trop tardive pour attraper le dernier T G V direction Bordeaux, nous dûmes prendre le train de nuit qui nous amena à 6 heures 20 gare Saint Jean vendredi matin. Quel voyage au long cours ! Mais qu'importe !

Catherine Oelhoffen

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Date de création : 29/11/2003 @ 18:17
Dernière modification : 20/01/2005 @ 18:49
Catégorie : Compte-rendus
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